Vivement mardi !

Dans Lundi, Pierre Bergounioux ravive le jour de la semaine le plus difficile de son enfance.

À côté de son œuvre romanesque et de son entreprise de diariste, Pierre Bergounioux a le génie des textes brefs et marquants. On se souvient, par exemple, de ses récits historiques et tragiques comme B-17 G (2001, Flohic) ou Le Baiser de sorcière (2010, Argol). Lundi renoue avec les évocations biographiques que l’auteur affectionne : il s’agit de la restitution impressionniste de l’univers de son enfance et de son adolescence, « dans la sous-­préfecture d’une lointaine province » rurale et déshéritée.

Ici, Pierre Bergounioux retrouve les couleurs de son existence des lundis, ce jour plus pesant que les autres, justement parce qu’il est celui du recommencement d’un cycle aliénant et gris. « Les lundis empruntaient forcément à chaque saison, écrit-il. Or, dans mon souvenir, et, peut-être, dans la réalité, ils ont la teinte mauve, funèbre des matins d’octobre puis atone, blanchâtre de la mi-journée. »

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