Le bon grain journalistique et l’ivraie militante

Selon Le Monde, Taha Bouhafs met du militantisme dans son métier, alors que Bernard Guetta non.

L’autre jour (c’était le 13 juin), Le Monde, « quotidien de référence », a mis en ligne, sur son « site de référence », un article dont le titre était : « Le journaliste militant Taha Bouhafs (1) poursuivi pour “outrage”, son téléphone mis sous scellé ».

Le Monde – il faut y insister un peu – ne présentait donc pas Taha Bouhafs (2) comme « journaliste » et « militant », mais bien comme un « journaliste militant » : c’est donc sa pratique du journalisme qui était, là, très distinctement, définie comme militante. Sur quel(s) critère(s), exactement, se fondait ce jugement ? Le Monde, dont la « charte d’éthique et de déontologie (3) » stipule notamment que « le » vrai bon « journaliste » (qui est donc forcément un garçon) ne doit surtout « jamais confondre » son noble métier « avec celui », dégoûtant, « du propagandiste », ne le disait nulle part dans l’article dont il est ici question.

Mais cette assertion suggérait, évidemment, que Taha Bouhafs, quant à lui, n’est pas un vrai bon journaliste, puisqu’il met du militantisme dans son métier (4) – et le confond par conséquent avec celui du propagandiste.

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