Max Bird : Max le tenace

Sur YouTube, mais aussi sur scène, Max Bird mêle comique, pédagogie scientifique et engagement pour la biodiversité et le climat. Ébouriffant et rafraîchissant.

Dans son costume noir seulement orné d’une cravate verte, Max Bird pourrait passer pour un conférencier prêt à se lancer dans un long monologue universitaire. Une impression qui s’efface dès les premières secondes de son Encyclo-spectacle (1), habile mélange de rires, de sciences et de pédagogie. Pour preuve, à la fin du one-man-show, tout le monde sait enfin différencier un manchot d’un pingouin !

En 2015, cet ovni du monde de l’humour a fait le pari de la vulgarisation scientifique, car « il ne faut pas prendre le public pour un con, il est capable de rire de sujets qui peuvent paraître rébarbatifs ». Avec lui, le mythe d’Œdipe est présenté comme un blockbuster américain dans lequel la Pythie de Delphes a étrangement la voix de Jeanne Moreau et le Sphinx de Thèbes devient Jean-Pierre Foucault animant Qui veut gagner des millions ? Et pour expliquer les effets de l’alcool sur le corps humain, il imite le rôle primordial du foie, ce « MacGyver des organes vitaux », prêt à tout pour nous éviter une gueule de bois carabinée. Mime hors pair, doté d’un corps longiligne qui semble malléable à l’infini, il se transforme d’un coup en vélociraptor plus vrai que nature, puis devient un hiéroglyphe plus immobile que jamais.

Mythologie grecque, anatomie, Égypte ancienne, l’évolution darwinienne, les dinosaures… Max Bird a finalement décidé d’assumer ses passions de gosse, qu’il n’a jamais abandonnées. En 2016, il crée sa chaîne YouTube avec un concept de vidéos visant à « démolir » les idées reçues. Impossible de marcher sur l’eau ? Le rouge excite les taureaux ? Les moustiques sont attirés par la lumière ? Les zombies n’existent pas ? En quelques minutes, le youtubeur frénétique enchaîne les références scientifiques sur un ton toujours enjoué. « Le message global de la chaîne, c’est : prenez du recul, posez-vous des questions », résume-t-il.

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