Dossier : Qui a peur des véganes ?

Qui a peur des véganes ?

La vague « veggie » arrive sur nous. Simple mode ou mutation en marche ?

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Les prospectivistes, façon météo, nous avaient avertis : la vague « veggie » arrive sur nous. Signe avant-coureur, on mangeait moins de viande, 12 % de recul en une décennie. En 2018, c’est l’explosion : les grandes et moyennes surfaces ont vendu pour 380 millions d’euros de produits végétariens et véganes en France. Ce n’est encore qu’un dixième du marché de la bio, mais la hausse annuelle est de 24 %, et l’institut Xerfi la prévoit en moyenne de 17 % sur la période 2019-2021. Des restaurants spécialisés poussent comme des champignons, avec classement gastronomique et chefs étoilés enthousiasmés par la cuisine aux plantes. En janvier, la Coupe du monde de pâtisserie inaugurait une épreuve végane. Numéros 1 et 2, la Malaisie et le Japon – on est bien moins beurre-œufs en Asie qu’en Europe.

Puis c’est la première Fashion Week Vegan, à Los Angeles. Sur les épaules des mannequins, pas une once de cuir, de laine ou de soie. Hugo Boss, Marks & Spencer, Dr Martens… De grandes marques proposent des articles « cruelty-free » : aucun animal n’a été tué ni exploité pour vous vêtir. Les cosmétiques suivent. Daniel Bryan, monstre sacré du catch, est le premier de l’histoire de son sport à se déclarer végétarien. Des dizaines de personnalités, converties, militent ouvertement pour le véganisme. Une simple mode ? Ou bien une mutation en marche ?


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