Dossier : Niger, Guinée, Mali : Ex-démocrates, néo-autocrates

Au Mali, la menace des groupes armés

Le pays est en proie à une escalade de la violence entre jihadistes et milices d’autodéfense ou para-étatiques.

Au Mali aussi, c’est un président « de gauche » qui tient les rênes du pouvoir. Ibrahim Boubacar Keïta, surnommé « IBK », dont le parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), est membre de l’IS, a été élu en 2013 avec le soutien de la France et réélu en 2018 à l’issue d’un scrutin très contestable. À Bamako, les manifestations sont la plupart du temps autorisées, la presse est relativement libre et il n’y a pas d’opposants en prison. Mais, parmi les nombreux scandales politico-financiers qui ont éclaté ces six dernières années, touchant des proches du Président et des ministres, une affaire inquiète les journalistes : la disparition en janvier 2016 de l’un d’entre eux, Birama Touré, qui enquêtait sur le député Karim Keïta, qui est également le fils d’IBK.

Hors de la capitale, le tableau est toutefois très différent. Sur une partie du territoire qui ne cesse de s’étendre, les libertés fondamentales sont menacées par les formations armées qui se sont multipliées depuis le déclenchement de la guerre, en 2012 dans le Nord tout d’abord, puis dans le centre à partir de 2015.

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