Éloge de la première phrase

Bertrand Leclair publie un essai sur les débuts dans l’art littéraire.

Si le livre que publie aujourd’hui Bertrand Leclair est directement le fruit d’un travail de transmission et d’ateliers d’écriture, on y sent aussi l’expérience d’un écrivain, auteur d’une vingtaine d’ouvrages, qui a décidé de faire le point sur ses choix et sa connaissance en matière d’art littéraire.

Cette expression, « art littéraire », n’est pas là par hasard : elle indique que l’écriture, telle que Bertrand Leclair la conçoit, se tient du côté de l’art, non de celui du divertissement ou autre savoir-faire à raconter des histoires. Cette conception est fondamentale parce qu’elle trace une ligne de séparation indiscutable entre le mort et le vivant. Le vivant, c’est la langue hors de la gangue de la communication et des représentations communes, c’est le mouvement qui va permettre au texte de trouver sa forme, c’est l’élan qui projette la première phrase, qui elle-même recèle la trajectoire du récit à venir.

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