Le poisson, c’est pour madame ?
Nos assiettes sont genrées à plusieurs titres : contenu et préparation. Pourquoi ? Et au prix de quelles discriminations ?
dans l’hebdo N° 1563-1565 Acheter ce numéro

Dis-moi quel est ton genre, je te dirai ce que tu manges. Aux femmes les yaourts, les volailles et les boissons chaudes ; aux hommes les viandes rouges, les fromages et les céréales (1) ! Sans même s’étendre sur des considérations de pur marketing, le genre influe sur la façon dont hommes et femmes s’alimentent, mais aussi sur l’éducation qu’ils ont reçue. De ce constat ont découlé, au fils des ans, des théories parfois radicales : celle de la sous-alimentation volontaire des femmes, ainsi gardées « inférieures » car plus petites et moins fortes que les hommes. Ou encore celle de l’aliénation de ces dernières via le culte de la minceur, qui les amène à penser beaucoup trop à leur alimentation, et pas assez aux inégalités qui en découlent. Marie Plessz ne partage pas