Celui qui ne croyait plus au ciel

Charles Condamines, ancien prêtre ayant perdu la foi, jette une lumière crue sur la crise que traverse l’Église catholique.

C’est d’un itinéraire qu’il s’agit. Pas vraiment celui qui a conduit Charles Condamines du grand séminaire de Rodez aux communautés pauvres du Chili, puis à la création et/ou à la direction des Amitiés franco-chiliennes, de Frères des hommes ou de Panos France. Il s’agit surtout de l’itinéraire spirituel qui l’a amené à la prêtrise, puis à un retour vers la laïcité et enfin à une perte de la foi. Charles Condamines n’est pas devenu prêtre ; il le dit lui-même, il est « né prêtre ». Enfant d’une famille nombreuse de l’Aveyron, avec des tantes sous la cornette et des oncles dans les ordres, il avait un destin tracé depuis sa naissance.

Sa vie est alors un long fleuve tranquille. Épris de justice sociale, soucieux d’engagement auprès des plus démunis, il se réjouit que le concile Vatican II (1965) ait décidé que l’Église catholique devait s’ouvrir au monde et que la théologie de la libération réconcilie les chrétiens avec l’action politique. C’est donc presque naturellement qu’il se retrouve dans un bidonville de la ville chilienne de Talca et qu’il est l’un des principaux initiateurs du mouvement Chrétiens pour le socialisme.

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