« Liberté », d’Albert Serra : Sombres Lumières

Liberté, d’Albert Serra, met en scène des libertins dans une atmosphère funèbre.

Mai 1774. Louis XVI accède au pouvoir. Quelque chose change au moins pour certains : les libertins, dont les mœurs étaient appréciées par le roi précédent. Ils sont dorénavant chassés de la cour. On en retrouve quelques spécimens au début du nouveau film d’Albert Serra, Liberté, sur le chemin de l’exil. Ils partent vers l’Allemagne, en quête de l’appui d’un duc germanique (Helmut Berger) tout aussi dépravé qu’eux.

Albert Serra marque une inclination certaine pour l’époque moderne, ces trois siècles qui vont du XVIe au XVIIIe. Après Histoire de ma mort (2013), où Casanova tenait un grand rôle, et La Mort de Louis XIV (2016), avec un magistral Jean-Pierre Léaud subclaquant, nous voici de plain-pied dans ­l’Europe des Lumières. Cependant, les libertins d’Albert Serra sont à leur tour plongés dans une atmosphère funèbre. Ils se déplacent comme des ombres, le teint blafard, dans un clair-obscur fantomatique.

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