Un monde en trois minutes

Richard Hawley signe un album proche de la perfection, aussi brillant que sensible et délicat.

Il est très rare que l’écoute d’un disque soit interrompue par l’éclat lumineux d’un morceau, son évidence jubilatoire et enthousiasmante qui entraîne à l’écouter en boucle avant de passer à la suite sans pour autant s’en être lassé. Il est encore plus rare que cela se produise à plusieurs reprises.

C’est pourtant ce qui arrive avec le nouvel album de Richard Hawley. Dès l’ouverture avec l’entêtant « Off My Mind » et sa puissante simplicité qui surgit au milieu d’un crachotement électrique porté par un riff de guitare heavy d’une joyeuse efficacité. Le message est tout aussi basique : « Je ne peux t’enlever de ma tête/quelle que soit la façon dont j’essaie. » En fin de compte, c’est le morceau qu’on n’arrive pas à s’enlever de la tête.

« Off My Mind » illustre particulièrement bien ce propos tenu par Hawley dans une interview au New Musical Express à propos de ce disque : « Si c’était une tranche de bacon, ce serait une tranche sans gras. » Lui qui se dit collectionneur compulsif de 45 tours, et obsédé par les chansons de trois minutes, affirme ici la volonté, respectée à une exception près, de se tenir à ce format qui a fait les grandes heures de l’histoire du rock.

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