« J’accuse », de Roman Polanski : Une certaine idée de l’armée

Dans J’accuse, Roman Polanski raconte brillamment comment le colonel Picquart a fait innocenter Alfred Dreyfus.

Il y avait longtemps qu’un nouveau film de Roman Polanski ne nous avait rappelé qu’il est un grand cinéaste. Le réalisateur de Répulsion (1965) et du Pianiste (2002) signe aujourd’hui une autre œuvre de premier plan. Certains ont suggéré que Polanski réalisait ce film pour plaider sa cause, projetant sa propre situation d’homme poursuivi par la justice sur celle d’Alfred Dreyfus (1). Pas sûr qu’une telle lecture, fort réductrice, soit pertinente. -D’autant que le capitaine condamné à la déportation sur l’île du Diable n’est pas le héros de J’accuse. Ni, d’ailleurs, l’auteur de l’article au titre passé à la postérité, Émile Zola. Mais le colonel Marie-Georges Picquart, promu à la tête des services de renseignement militaire peu de temps après la condamnation de Dreyfus.

C’est sur la solennelle cérémonie de destitution militaire du condamné que s’ouvre le film, sous un ciel gris et glaçant.

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