Grève : À Marseille, demain c’est loin

Premiers touchés par les réformes libérales, les plus précaires ne sont pas pour autant en tête des manifestations. Dans les quartiers populaires de la cité phocéenne, avant de penser à la retraite, il faut d’abord penser à demain.

La nuit est tombée sur le port de Marseille. Devant l’une des portes menant aux quais, un piquet de grève s’est formé contre la réforme des retraites. À la lueur du feu, un des agents refait le monde, la casse du système social, la corruption des élus, le délitement de sa ville. Il pointe du doigt des barres d’immeubles en contre-haut, d’où quelques lumières s’échappent des fenêtres : « Ce que j’aimerais, c’est que les jeunes qui tiennent les murs là-bas, ils viennent nous rejoindre, qu’ils comprennent…

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