Demain, quel cirque !

Notre Voyage autour de nos chambres #25 vous enferme pour une heure et demi de confinement sous le chapiteau du Festival mondial du cirque de demain, disponible sur le site d'Arte. Les talents ont moins de 25 ans, leurs performances sont bien sûr étonnantes et élégantes, mais aussi souvent gaies et poétique. La banane, quoi.

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Comme tous les arts, le monde du cirque souffre du confinement. Comme indiqué par Emmanuel Macron, toutes les représentations sont annulées jusqu’à mi-juillet au moins. « Cet art populaire que l’on regarde encore trop avec condescendance en haut lieu », souligne Philippe Le Gal, président de l’association Territoires de cirque, est encore plus fragilisé que des spectacles vivants comme le théâtre ou la danse, en raison de contraintes plus fortes – itinérance, très longues périodes de répétition, etc. Pour tenter d’exister pendant cette période blanche, le cirque se met en ligne.

Moins de 25 ans

La chaîne Arte rend disponible, jusqu’au 22 juin prochain, la retransmission au cirque Phénix, en décembre dernier, du 40e Festival mondial du cirque de demain.

Ce rassemblement, ouvert aux artistes de moins de 25 ans, leur offre un tremplin reconnu pour une future carrière. Elles et ils viennent des quatre coins du monde, Turquie, Suède, Russie, Mexique, Japon, France, Finlande, États-Unis, Danemark, Chine, Canada, Brésil ou Allemagne pour présenter des numéros originaux, comme l’exige la représentation, qui décerne des médailles.

Ça jongle et ça vole

Les acrobates au sol de la troupe Efimov se moquent gentiment des noces à la papa-maman. Sourire « appareil dentaire » plein de grâce, Ellie Rossi se love sur la corde lisse avec autant de naturel que d’autres sur leur canapé. Diego Salles pantin désarticulé et sensuel, flotte en suspens au bout de ses sangles, quand la furibarde Mizuki Shinagawa les malmène. Le funambule Laurence Tremblay-Vu mime avec une surprenante aisance des postures inspirées du Vietnam de ses origines maternelles. La compagnie d’équilibristes Soralino jongle avec de gros cartons de déménagement. L’équilibriste Nicolas Montes de Oca virevolte sur un guéridon. Les voltigeurs de Scandinavian boards s’envolent sur leurs planches coréennes. La Troupe acrobatique de Dalian étourdit la scène de ses bolas. Le très flexible Arthur Morel-Van Hyfte enlace le trapèze danse dans une monochromie bleu nuit.

Ça manque parfois de finition, mais l’on se souviendra s’être infligé des spectacles de cirque tellement léchés qu’ils en perdaient une part d’humanité. Ici, les artistes sont parfois mineur·es et encore juste amateurs. Un enthousiasme qui rafraîchit l’avenir du cirque.

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