Feu d’artifice graphique

Notre Voyage autour de nos chambres #38 vous emmène visiter « le Festival à la maison » organisé par les Rencontres du 9e art – bande dessinée et arts associés – d’Aix-en-Provence. On peut notamment y découvrir une exposition de dessins de Daniel Johnston, outsider culte du rock indé américain.

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L’édition 2020 des Rencontres du 9e art – bande dessinée et arts associés – d’Aix-en-Provence aurait dû avoir lieu du 4 avril au 30 mai. Contraints d’annuler le festival dans le monde réel (enfin, ce qu’il en reste) à cause de la pandémie en cours, les organisateurs font preuve d’une belle capacité d’adaptation, dopée à l’imagination, en proposant un événement joliment substantiel dans le monde virtuel.

Ainsi a pris forme le Festival à la maison, qui se développe au jour le jour via le site internet des Rencontres, Facebook et autres canaux sociaux. Au programme, original et copieux, figure en particulier une exposition de dessins de Daniel Johnston.

Beauté vacillante

Mort en 2019, à l’âge de 58 ans, Daniel Johnston reste d’abord connu en tant que musicien. Outsider emblématique du rock indé américain, tendance lo-fi, il jouit d’un culte fervent depuis la fin des années 1980 – Kurt Cobain comptait notoirement parmi ses fans. Enregistrées le plus souvent avec très peu de moyens, ses chansons folk-pop borderline à la beauté vacillante et à la sincérité saisissante possèdent un charme fragile mais inaltérable.

Un charme identique émane des (nombreux) dessins réalisés par Johnston en marge de son parcours musical. De facture très enfantine, vifs et colorés, ils s’avèrent fortement marqués par la culture populaire américaine – avec une fixation particulière pour les super-héros et autres personnages de comics. L’exposition présentée ici, en partenariat avec Arts Factory (excellente galerie parisienne spécialisée dans les arts graphiques), en offre un florilège.

Folklore mexicain

Le Festival à la maison invite par ailleurs à découvrir l’exposition Post it ! qui rassemble de superbes dessins autour du folklore mexicain réalisés – sur des carrés de 6cm x 6cm – par le dessinateur et illustrateur Pierre Place durant le travail de recherche de son dernier album, Muertos (paru chez Glénat en janvier).

© Politis

Poursuivant plus avant, l’on peut également parcourir Coroconarvirus ou la vie au ralenti, journal de confinement tenu par le dessinateur et illustrateur Eric Lambé (dessin ci-dessus), regarder The Absence of Eddy Table, court métrage d’animation de Dave Cooper (dans un univers proche de Tim Burton), effectuer des visites virtuelles d’atelier, jouer à des jeux divers ou encore télécharger des planches à découper ou colorier. Au total, il y a largement de quoi occuper et réjouir les internautes de 7 à 77 ans !

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Pour lire tous les articles de la série > #AutourDeNosChambres


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