Le confinement sous l’œil de Gil : #19 la balance

Coincé en appartement à Paris, le photographe Gil Lefauconnier nous livre le journal visuel de ses états d’âme. Et il nous inspire à notre tour. Aujourd’hui, les kilos en font des tonnes (alors que demain, on déconfine…)

Patrick Piro  • 10 mai 2020
Partager :
Le confinement sous l’œil de Gil : #19 la balance
© photo : Gil Lefauconnier

Ça y est, l’heure a sonné du déconfinement… et du pèse-personne. On nous avait donné quantité de conseils pour ne pas prendre de poids pendant le confinement, peine perdue. Selon un sondage, les Français·es ont grossi en moyenne de 2,5 kg au cours de ces huit semaines : manque d’activité physique, désœuvrement, anxiété due à l’enfermement et aux bouleversements générés par la crise (et donc grignotages). Et même… la peur de grossir ! Faut-il s’en étonner ?

© Politis

Photographe professionnel depuis 25 ans, Gil Lefauconnier est aussi à l’aise dans la photo d’entreprise que dans le reportage de presse, il concentre son travail sur l’être humain et sa diversité. Retrouvez-le aussi sur Instagram.
Car l’injonction à maîtriser l’aiguille de la balance a frappé pendant tout le confinement. Les femmes en ont été les cibles privilégiées (classique), invitées même à affiner leur ligne pendant le confinement… Les Inrocks s’insurgent : halte à la « grossophobie », « arrêtons d’agiter la prise de poids comme une menace ! » Si ça ne vous console pas, dites-vous que vous ne risquez guère de souffrir du regard des autres sur la plage, cet été, distanciation physique imposée, et à condition d’être autorisé·e à atteindre un bord de mer. Ce qui ne consolera pas vraiment…

Et vous, êtes-vous parmi les 29% qui déclarent n’avoir pas pris un kilo pendant le confinement ?

Pour lire tous les épisodes de la série photo : L’œil de Gil, cliquez ici.

Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés
Histoire 5 février 2026

La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés

Marquées par les traumatismes de guerre, de racisme ou de pudeur, les histoires familiales des enfants issus des générations postcoloniales peinent à être partagées. Face à ces silences, les enfants héritent d’une mémoire fragmentée, et peinent à retrouver leur récit.
Par Kamélia Ouaïssa
Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression
Analyse 5 février 2026 abonné·es

Immigration : absents des plateaux, les premiers concernés créent leurs propres espaces d’expression

Les médias dominants, ou mainstream, semblent aborder encore l’histoire coloniale et l’immigration à travers un regard dominant. Podcasts, médias indépendants et plateformes numériques deviennent alors des lieux de contre-récit, de mémoire et de réappropriation.
Par Kamélia Ouaïssa
« Je voulais raconter la condition des femmes noires »
Entretien 5 février 2026 abonné·es

« Je voulais raconter la condition des femmes noires »

Avec Sous nos peaux, Maïram Guissé explore l’intime des femmes noires de son entourage. En mêlant témoignages et parcours personnels, l’autrice interroge l’identité, les enjeux de représentation et la place que la société réserve aux corps noirs.
Par Kamélia Ouaïssa
« La gestion des naissances n’est pas en dehors du système capitaliste »
Entretien 5 février 2026 abonné·es

« La gestion des naissances n’est pas en dehors du système capitaliste »

À rebours d’une vision nataliste centrée sur l’économie, la géographe Clélia Gasquet-Blanchard interroge les conditions d’accompagnement à la naissance dans un système capitaliste.
Par Salomé Dionisi