Cannes

Pour la première fois depuis 1946, le festival de Cannes n’a pu se tenir. Mais on gagne un festival de Cannes sans compétition.

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Il n’y a pas tant de rendez-vous, dans le courant de l’année, pour prendre le pouls du cinéma mondial. Ils sont trois ou quatre festivals, Cannes étant sans doute le plus important. Même décalé fin juin, comme envisagé dans un premier temps par ses responsables, le festival de Cannes n’a pu se tenir. Pour la première fois depuis 1946. Il ne sera pas totalement absent pour autant. Thierry Frémaux et Pierre Lescure, respectivement délégué général et président du festival, ont tenu à ce que le label cannois soit apposé sur un certain nombre de films, qui bénéficieront ainsi d’un soutien et d’une exposition particulière dans d’autres manifestations et lors de leur sortie.

D’un côté, les festivaliers n’auront pas eu la chance de voir ces films dans les conditions de projection idéales du théâtre Lumière. De l’autre, on gagne un festival de Cannes sans compétition. Le 3 juin, Thierry Frémaux a rendu publique une liste de 56 films en « sélection officielle 2020 ». Sans les sections habituelles – « Compétition », « Un certain regard »… – mais répartis en cinq groupes : « les fidèles », « les nouveaux venus », « les premiers films », « les documentaires », « les comédies » et « les films d’animation », auxquels s’ajoute un film à sketchs. Frémaux et Lescure ont souligné combien nombre de cinéastes et de producteurs ont joué le jeu jusqu’au bout, sachant que le festival n’aurait pas lieu. D’autres ont préféré retirer leur film pour le présenter l’an prochain.

Parmi les heureux élus, on compte plusieurs cinéastes dont nous affectionnons le travail : Wes Anderson, Naomi Kawase, Jonathan Nossiter, Fernando Trueba, Sharunas Bartas, Lucas Belvaux, Kamen Kalev… Mention spéciale : nous sommes particulièrement heureux que Josep, le premier long-métrage d’animation d’Aurel, dont il est inutile de rappeler qu’il collabore à Politis, fasse partie des films sélectionnés.


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