Une rentrée scolaire dans le flou

Le ministre se veut rassurant, mais profs et parents d’élèves attendent toujours des réponses claires à leurs interrogations.

Manque de clarté, injonctions contradictoires, protocole non conforme aux besoins… Plus de 12 millions d’élèves et un peu moins de 900 000 enseignants se préparent à une rentrée compliquée ce 1er septembre. Le protocole sanitaire sur lequel est censé se fonder l’ensemble de l’organisation scolaire a été largement allégé par rapport à ce qui avait été mis en place après le confinement. Pour le moment, la règle est globalement un retour général dans les classes, une distanciation physique non obligatoire et une cantine ouverte. « L’ensemble du gouvernement a pris des mesures drastiques dans le monde du travail et nous, on a un protocole datant du 7 juillet, que Blanquer n’amende quasiment pas, alors que le virus circule, note Nicolas Glière, membre du mouvement des “stylos rouges”. On ne peut pas aller dans un stade mais on peut être à 35 dans une classe : il y a une énorme incohérence ! »

L’un des seuls réels renforcements que le ministre a bien voulu concéder sous la pression des syndicats d’enseignant·es, c’est le port du masque obligatoire pour les enseignants en milieu clos et les enfants de plus de 11 ans. Pour ces derniers, ils sont à la charge des parents, à l’instar d’« une fourniture comme une autre »,a expliqué Jean-Michel Blanquer. Une hérésie pour bon nombre d’acteurs de l’éducation. « Le ministre invoque -l’augmentation de l’allocation scolaire pour les parents, mais ça n’a rien à voir ! » s’étouffe Frédérique Rolet, professeure de lettres et secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire. D’autant que, sur le port du masque, la communication ministérielle n’est pas claire. Jean-Michel Blanquer a annoncé sur BFM que les enseignants pourraient l’enlever s’ils se trouvaient à deux mètres de distance des élèves. « On a besoin de réponses claires : il faut mettre le masque partout, même dans la rue, ou pas ? » se demande Nicolas Glière.

Dans le protocole du gouvernement, deux hypothèses sont tout de même envisagées. L’une en cas de « circulation active » du virus, nécessitant un « protocole sanitaire strict », l’autre dans l’éventualité d’une circulation « très active », ayant pour conséquence la fermeture des établissements.

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