Le retour du social

Après plusieurs mois de retenue imposée par le Covid-19, les gilets jaunes et les syndicats retrouvent ces jours-ci le chemin de la rue.

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Mauvaise nouvelle pour le gouvernement. Ses coups de menton sécuritaires et identitaires ne sauraient trop longtemps masquer un climat social tendu. Après plusieurs mois de retenue imposée par le Covid-19, les gilets jaunes et les syndicats retrouvent ces jours-ci le chemin de la rue. Avec, pour les premiers, qui avaient appelé le 12 septembre à des rassemblements en différents points de la capitale et dans plusieurs villes du pays, des revendications inchangées touchant à la justice sociale et à la démocratie. Si cette mobilisation de rentrée n’a pas été aussi massive que l’espéraient ses initiateurs, elle a néanmoins rappelé que ce mouvement, lancé à l’automne 2018 et toujours soutenu par une frange importante de l’opinion, n’avait pas disparu, l’exécutif étant resté sourd à la plupart de ses revendications telles que l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés et pensionnés modestes ou le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune.

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Ce jeudi 17 septembre, c’est au tour de la CGT, rejointe par la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse (FIDL, MNL, Unef et UNL) d’appeler à la mobilisation. Pour la centrale syndicale de Philippe Martinez, cette journée d’action interprofessionnelle est présentée comme « une première étape importante dans la construction du rapport de force ». Et l’occasion pour les salariés de « se défendre » face aux nombreuses suppressions d’emplois. « Les problèmes d’hier restent les problèmes d’aujourd’hui », note le leader cégétiste, qui observe que « les premiers de corvée sont toujours payés comme au mois de février ». Le plan de relance du gouvernement est contesté du fait qu’il « ne s’adresse qu’aux entreprises » bénéficiaires d’aides, d’exonérations de cotisations et de suppressions d’impôts sans condition ni contrepartie sociale et écologique.

Pour les syndicats mobilisés le 17 septembre, cette politique ne marque aucune rupture avec celle d’avant la pandémie. Ils réclament plus que jamais l’annulation des réformes de l’assurance-chômage – sa deuxième phase, reportée au 1er janvier, entraînerait une baisse moyenne des indemnités de 22 % – et des retraites. Des réformes violentes et génératrices d’insécurité sociale.


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