« Ondine », de Christian Petzold : Eau profonde

Avec Ondine, Christian Petzold reprend et actualise la légende de la nymphe et signe un film d’une remarquable grâce poétique.

Dans le musée historique de la capitale allemande où Ondine Wibeau (Paula Beer) propose des visites guidées, celle-ci explique que les origines de Berlin datent du XIIIe siècle. Le nom de la ville signifie « marais asséchés ». Or l’eau est au cœur de la légende d’Ondine, qui a inspiré Christian Petzold, l’un des plus fameux représentants de la nouvelle génération de cinéastes allemands. Il n’y a pas forcément de sens caché dans cette opposition qui contribue surtout à produire un effet poétique, comme plusieurs autres signaux parsemés au long du film.

Si l’on retrouve en effet chez Christian Petzold une inclination pour les atmosphères fantastiques (Yella, 2007), Ondine est moins ancré dans le politique ou le social que ses œuvres précédentes. Le projet consistait avant tout à s’approprier un conte en l’inscrivant dans le monde contemporain. Un conte à plusieurs variantes selon les époques, ce qui permet d’autant plus de libertés. L’Ondine de Petzold tente même d’en détourner le cours traditionnel pour se soustraire à son destin.

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