« Un hiver à Wuhan » : Sourire du pire

En octobre 2019, Alexandre Labruffe est nommé attaché culturel en Chine. Dans Un hiver à Wuhan, il fait le récit inquiet et drolatique de son séjour dans la ville d’où est parti le nouveau coronavirus.

On ne choisit pas toujours le moment opportun pour partir. Alexandre Labruffe a accepté un poste d’attaché culturel à Wuhan, en Chine, avec prise de fonction en octobre 2019. Cette ville chinoise tentaculaire de près de 9 millions d’habitants n’avait pas encore une réputation mondiale pour la raison que l’on sait. Pour autant, ce n’était déjà pas l’endroit idéal. « Nous ne sommes plus qu’à un siècle du paradis », dit l’exergue du livre – une citation d’Henri Michaux. L’éden se rapproche peut-être mais il y a encore de la marge…

Sait-on que dans cette ville, polluée jusqu’au dernier degré, apercevoir le ciel est un événement ? « Un dimanche à Wuhan. Ciel gris. Smog bas. Atomique. C’est l’AIRPOCALYPSE. On est à 514 microgrammes de particules fines par mètre cube d’air [102 est le record à Paris – NDLR]. » Dans ce pays hypercapitaliste, « rêve éveillé de l’Occident », l’auteur n’a pas de mal à imaginer la marchandisation de l’oxygène : « L’oxygène, devenu or blanc, transparent, ressource rare, est coté en Bourse. » 

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