Changer l’hôpital

La pandémie de Covid-19 a ébranlé la confiance des soignants dans le modèle public de gouvernance. Plusieurs d’entre eux se sont réunis en atelier pour repenser le principe du collectif de soins.

Roni Gocer  • 14 octobre 2020 abonné·es
Changer l’hôpital
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’une visite, le 25 septembre, à l’hôpital de la Timone, à Marseille.
© Christophe SIMON / POOL / AFP

Devant l’estrade d’une petite salle de spectacle, l’assemblée écoute silencieusement. Soignant·es, chercheur·euses et usager·ères se sont réuni·es à Montreuil (Seine-Saint-Denis), ce 10 octobre, dans un « atelier pour la refondation du service public hospitalier ». À chaque prise de parole, les lieux ou le service de soins changent, mais les témoignages se ressemblent : manque de moyens matériels, personnel éreinté et direction dépassée. Et toujours la débrouille, venue des soignant·es mêmes.

« L’idée de créer cet atelier est venue des retours que nous avions des soignants après la première vague de Covid, explique Fabien Paris, membre du Collectif inter-urgences. Nous voulions mettre cela en commun et, à terme, essayer de repenser le principe du collectif de soins. » À cette démarche s’associent le Collectif inter-hôpitaux, le Printemps de la psychiatrie, les Économistes atterrés et les Ateliers travail et démocratie.

Après un premier tour de parole, l’assistance se divise en deux groupes d’échanges. La moitié des participants reste sur place, l’autre rejoint une cantine adjacente pour

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société Santé
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

Info Politis : à Mulhouse, une jeune de 17 ans perd la vision d’un œil après un tir de grenade lacrymogène, l’IGPN saisie
Violences • 18 octobre 2026

Info Politis : à Mulhouse, une jeune de 17 ans perd la vision d’un œil après un tir de grenade lacrymogène, l’IGPN saisie

Une adolescente, Maïssa, a été gravement blessée à l’œil au cours de tirs de lacrymogènes par les forces de l’ordre le 17 octobre à Mulhouse. Elle a reçu un projectile en plein visage, une grenade lacrymogène selon des témoins et ne retrouvera pas la vision de l’œil gauche. La justice a saisi la police des polices.
Par Céline Martelet et Pauline Migevant
Dans le Pas-de-Calais, la jeunesse rallume la flamme des gilets jaunes
Reportage • 18 octobre 2026 abonné·es

Dans le Pas-de-Calais, la jeunesse rallume la flamme des gilets jaunes

Le 17 octobre, de Calais à Boulogne-sur-Mer, gilets jaunes, lycéens, étudiants et militants se sont mobilisés pour soutenir la contestation de la jeunesse. Entre barrages filtrants, revendications sociales et dénonciation des violences policières, les manifestants ont tenté de faire converger leurs luttes.
Par Maël Galisson
Manifestations du 17 octobre : « C’est la convergence des colères aujourd’hui »
Reportage • 17 octobre 2026

Manifestations du 17 octobre : « C’est la convergence des colères aujourd’hui »

Selon les organisateurs des manifestations, 800 000 personnes ont battu le pavé ce 17 octobre partout en France, et 550 000 selon le ministère de l’Intérieur. À Paris, la mobilisation a pris les airs d’un nouvel acte des gilets jaunes, huit ans après le début du mouvement. Reportage.
Par Céline Martelet
65 ans après le massacre du 17 octobre 1961, la même police
Colonialisme • 16 octobre 2026

65 ans après le massacre du 17 octobre 1961, la même police

Ces dernières semaines, les mobilisations lycéennes ont été marquées par de fortes répressions. 65 ans après le massacre du 17 octobre 1961, les pratiques de la police continuent de porter les traces de son histoire coloniale.
Par Kamélia Ouaïssa