« Una Promessa », de Gianluca et Massimiliano De Serio : Dur comme des pierres

Dans Una Promessa, Gianluca et Massimiliano De Serio montrent une Italie du Sud misérable à travers la relation entre un père et son fils, alliant douleur et tendresse.

Allongé sur son lit, Antò s’est placé la tête en bas et regarde sa mère qui s’apprête à aller travailler. La caméra a épousé son regard, pour suggérer aussi que notre monde est sens dessus dessous. Giuseppe (Salvatore Esposito), le père du petit garçon, le dit lui-même à sa femme, Angela (Antonella Carone) : c’est lui qui devrait se rendre au travail. Mais la carrière qui l’employait en tant que casseur de pierres ne veut plus de lui : un éclat lui a gravement blessé un œil.

Puis tout va très vite : Giuseppe apprend quelques heures plus tard qu’Angela s’est écroulée dans les champs où elle était embauchée comme ouvrière agricole, victime d’une crise cardiaque. À peine l’avait-on vue à l’écran qu’elle disparaît. Comme un fantôme. Il y a nombre de spectres, dans Una Promessa, morts ou vifs.

Les frères jumeaux Gianluca et Massimiliano De Serio, dont Una Promessa est le troisième long-métrage, inclinent à filmer l’Italie des invisibles : les relégués, les clandestins, les marginaux. Les deux cinéastes ont une approche naturaliste mais pas seulement.

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