Exilés et demandeurs d'asile afghans : Traqués, insultés, humiliés

Toutes les associations d'aide aux réfugiés dénoncent un « cycle infernal », avec pour origine un sous-dimensionnement de l’accueil en Île-de-France.

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N ous devons accueillir des réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur », osait Macron au lendemain de son élection. Depuis, la situation des personnes exilées – parmi lesquelles de nombreux demandeurs d’asile – n’a cessé de s’aggraver. 34 organisations humanitaires ont saisi la Défenseure des droits. Elles réclament d’urgence « un cadre de discussion, réunissant les services de l’État concernés, les collectivités, les associations » pour trouver des solutions pérennes. Toutes dénoncent le « cycle infernal » : sous-dimensionnement de l’accueil en Île-de-France, d’où la formation de campements insalubres, évacués dans la violence, avec des « mises à l’abri » partielles et temporaires. S’ensuit une traque policière à Paris et à ses abords, alors que les exilés dépendent souvent de structures parisiennes pour leurs démarches. Ils sont ainsi ballottés dans les rues jusqu’à ce que… des campements se reforment. Le cycle est en place.

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D’après les associations, 283 opérations de « mise à l’abri » ont affecté plus de 60 000 personnes depuis cinq ans, rien qu’à Paris, Aubervilliers et Saint-Denis. Le 17 novembre, l’évacuation du campement de Saint-Denis a « mis à l’abri » 3 000 personnes, mais laissé sur le carreau un millier d’autres. Dont plusieurs centaines d’Afghans, qui représentent la majorité des demandeurs d’asile en France, réputée être l’un des pays d’Europe qui les expulse le moins vers leur pays en guerre. Cependant, en novembre, la Cour nationale du droit d’asile a mis fin à la jurisprudence qui leur accordait une protection quasi systématique. Dans les rues franciliennes, ces Afghans continuent d’errer en quête d’un avenir meilleur. Traqués. Insultés. Humiliés.

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