Dossier : Étudiant·es : La grande détresse

Étudiant·es : Non-assistance à jeunes gens en danger

Les services de santé universitaires sont sous-dimensionnés pour faire face aux troubles psychiques suscités par la crise sanitaire.

À Lyon, un étudiant a mis fin à ses jours début décembre. Un mois plus tard, un autre a tenté de l’imiter en se défenestrant depuis sa résidence universitaire, suivi par une de ses camarades de fac quelques jours plus tard. Le lendemain, une étudiante parisienne s’est ôté la vie à son tour. Seul·es derrière leurs écrans, dans des logements étriqués, voire insalubres, privé·es de contacts avec leurs camarades et leurs proches, préoccupé·es par leur avenir… Partout, les étudiant·es craquent. En réponse à cette souffrance psychologique qui ne cesse de croître depuis la crise sanitaire, le silence assourdissant de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, leur vrille les tympans. Dans les universités, les services de santé font avec leur peu de moyens pour éviter d’autres drames.

En France, on compte en moyenne un·e psychologue pour 30 000 étudiant·es, d’après un rapport de l’association Nightline publié en novembre 2020. Le pays des droits de l’homme y fait pâle figure. Aux États-Unis, par exemple, il y a un·e psychologue pour un peu plus de 1 500 étudiant·es ; en Irlande et au Canada, un·e pour 3 000 étudiant.es environ ; en Écosse et en Australie, un·e pour 4 000. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’accompagnement psychologique des services de santé universitaires français atteigne ses limites. À l’université Lumière-Lyon-II, par exemple, il y a au minimum trois semaines d’attente avant de décrocher un rendez-vous avec la psychologue. Dans les autres universités aussi, les délais se comptent en semaines.

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