Le dépistage du Covid en voie d’ubérisation ?

Nombre d’étudiants du médical et du paramédical réalisent à la chaîne des tests de dépistage : une main-d’œuvre à bas coût qui permet aux établissements de santé de dégager des marges.

Chloé Richard  et  Benoît Collet  • 24 février 2021 abonné·es
Le dépistage du Covid en voie d’ubérisation ?
© Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Sous les barnums devant les pharmacies, dans les laboratoires d’analyses ou dans les gymnases dévolus aux campagnes de dépistage massif, les étudiants du médical et du paramédical sont devenus, depuis quelques mois, les chevilles ouvrières de la politique du « tester-tracer-isoler », qui a fait naître un nouveau marché du travail, celui des jobs de « préleveur Covid-19 ». À Lyon, le mécontentement monte contre la réquisition par les hospices civils de la ville des externes de quatrième année pour la réalisation de tests à grande échelle au Palais des sports.

« On a demandé aux étudiants en médecine lyonnais de consacrer une de leurs six semaines de stage à réaliser des tests PCR, payés 2,60 euros brut de l’heure. Actuellement, les externes sont payés 250 euros brut par mois, et

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