Le monde insaisissable de Marie NDiaye

Dans La vengeance m’appartient, Marie NDiaye se glisse dans l’esprit d’une avocate qui n’est sûre de rien, surtout pas d’elle-même, chargée de la défense d’une infanticide. Un roman envoûtant où tout est incertitude.

Christophe Kantcheff  • 24 février 2021 abonné·es
Le monde insaisissable de Marie NDiaye
Jouant de l’équivoque, la langue de Marie NDiaye participe à l’atmosphère d’indétermination.
© F. Mantovani

Bordeaux – ville déjà présente chez Marie NDiaye – offre son visage le plus hivernal. Il fait froid, glacial dans La vengeance m’appartient. « Ce matin-là, une neige imperceptible tendait sur les vitres du cabinet une opacité propice aux illusions, aux marmottements intérieurs, aux ressassements inspirés, pugnaces, revendicateurs. » La saison, elle aussi, participe à l’humeur générale de ce roman captivant : l’indétermination. La conscience y est embrumée par les suppositions, transie par les incertitudes.

Si son héroïne, Me

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Littérature
Temps de lecture : 5 minutes