La résilience, funeste mascarade politique

Dans une construction théorique impitoyable, Thierry Ribault démontre comment la résilience prônée auprès des victimes de Fukushima est une machination montée pour les asservir.

Dans notre époque enflée de crises planétaires, il est une béquille familière proposée aux souffrant·es : la résilience. Cette capacité à survivre en situation adverse est en général perçue comme une qualité. Thierry Ribault, chercheur en sciences sociales au CNRS, en a d’autant moins pitié : il l’éreinte jusqu’à plus de force. Sans jamais laisser s’effilocher une démonstration d’une grande solidité, il expose comment la résilience a été érigée en un concept politique (voire philosophique) de pure soumission à l’endroit des victimes de la catastrophe de Fukushima, par les pouvoirs publics japonais et ses soutiens objectifs – médias, instituts, voire même certains collectifs citoyens.

Puisque la calamité nucléaire et ses dommages sont irréparables, le discours officiel, visant à perpétuer la technocratie et ses clercs, a invité des centaines de milliers de personnes à revenir vivre dans les villages contaminés, à gober la multiplication par quatre du plafond tolérable d’exposition aux radiations « car aucun risque n’est prouvé à ce niveau », à intégrer au quotidien des gestes de prévention pour limiter l’irradiation, etc.

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