Dossier : Fukushima : Les 10 ans qui ont plombé le nucléaire

Les milliards de la sûreté post-Fukushima

EDF est très en retard dans les travaux de mise à niveau des réacteurs français, qui renchérissent le nucléaire.

Un vent de panique secoue le secteur français du nucléaire après le 11 mars 2011 : plus moyen, comme avec Tchernobyl en 1986, d’accuser l’incurie d’un régime soviétique déliquescent, c’est au Japon que ça se passe, pays organisé et de haute technologie. Les 58 réacteurs du parc français seraient défaillants face à un accident de type Fukushima, reconnaît l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui présente à l’exploitant EDF, en 2012 puis 2014, ses exigences de mise à niveau. À réaliser sous dix ans. « Tout se passe alors comme si l’industrie nucléaire acceptait désormais l’accident grave comme une possibilité gérable, esquivant toute révision de son approche du danger nucléaire », observe Christine Fassert, socio-anthropologue à l’université Paris-I.

Premier objectif, rendre les réacteurs plus robustes aux agressions naturelles pour éviter les deux défaillances majeures subies à Fukushima : la destruction du système de refroidissement et de l’alimentation électrique des fonctions essentielles. Ensuite, EDF doit constituer un « noyau dur » pour chaque réacteur, permettant de conserver le contrôle dans ces situations extrêmes, et d’en limiter les conséquences : -prévenir la fusion du cœur et les atteintes à la piscine d’entreposage du combustible usagé (très irradié), limiter les rejets radioactifs dans la nature, renforcer le bâtiment de contrôle-commande, etc.

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