Rachida Brahim : « Les crimes racistes s’ancrent dans le passé colonial »

Dans La race tue deux fois, Rachida Brahim tisse des liens entre plus de sept cents crimes racistes ayant eu lieu entre 1973 et 2003. À travers cette galerie de faits divers, elle montre l’existence d’une double violence, physique et institutionnelle.

À Marseille, le 25 août 1973, un Algérien déséquilibré égorge en pleine journée un chauffeur de bus. Le fait divers tient en une ligne, mais embrase dès le lendemain la cité phocéenne. S’enclenche alors une série de crimes racistes durant tout l’automne, visant des personnes nord-africaines. Initialement, la sociologue Rachida Brahim ne pensait limiter ses travaux qu’à cette période et à ce lieu. Finalement, elle compile 731 crimes racistes commis sur trente ans, à travers la France. Résultat de ses…

Il reste 96% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.