Violences obstétricales : En finir avec les « brutes en blanc »

Depuis que la parole se libère autour des violences gynécologiques et obstétricales, le mouvement féministe se bat sur ce terrain.

Louise Pluyaud (collectif Focus)  • 31 mars 2021 abonné·es
Violences obstétricales : En finir avec les « brutes en blanc »
Lors d’un rassemblement féministe le 7 mars 2021 place de la République, à Paris.
© Laure Boyer/Hans Lucas/AFP

P our ma première consultation gynécologique, elle m’a inséré un spéculum en métal sans lubrifiant » ; « Il pilonne mon utérus de toutes ses forces malgré mes cris » ; « Je suis sortie en pleurs avec l’impression d’avoir été violée » ; « La puéricultrice m’appuyait sur le ventre debout sur un tabouret avec les deux avant-bras. » Imprimés sur de grandes pancartes, ces témoignages de femmes s’exposent à la vue de tous et toutes place de la République, à Paris. Dimanche 7 mars, veille de la Journée internationale des droits des femmes, associations et collectifs féministes s’y sont rassemblés. Caroline De Haas, figure emblématique du féminisme en France, est présente. Dès son arrivée, c’est vers le stand du collectif Stop violences obstétricales et gynécologiques -(StopVOG) qu’elle se dirige pour une poignée de main avec sa fondatrice, Sonia Bisch. « Le féminisme s’est attaché à un moment donné à extraire la femme de sa condition de mère. Il n’est donc pas entré dans les maternités ou les cabinets gynécologiques, retrace Sonia Bisch. Aujourd’hui, nous sommes unies dans une lutte globale contre l’oppression du corps des femmes. »

« Après un accouchement ou une visite chez le gynécologue qui les a mises

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Loana Petrucciani : l’exploitation des femmes pauvres par la téléréalité est un spectacle mortel
Analyse 27 mars 2026 abonné·es

Loana Petrucciani : l’exploitation des femmes pauvres par la téléréalité est un spectacle mortel

L’histoire de la première vedette française de télé-réalité rappelle ce que la notoriété fait aux femmes : elle les tue, réellement ou symboliquement, comme pour expier la misogynie d’une société entière.
Par Nesrine Slaoui
« Il fallait que Loana meure pour qu’on en parle vraiment »
Entretien 27 mars 2026 abonné·es

« Il fallait que Loana meure pour qu’on en parle vraiment »

Le décès de Loana Petrucciani ravive un malaise collectif longtemps tu. L’essayiste Rose Lamy décrypte comment le mépris de classe a façonné la trajectoire d’une femme déplacée dans un monde qui ne voulait pas vraiment d’elle.
Par Juliette Heinzlef
« L’Union européenne et ses États membres rêvent de camps pour des dizaines de milliers de personnes »
Entretien 26 mars 2026 abonné·es

« L’Union européenne et ses États membres rêvent de camps pour des dizaines de milliers de personnes »

Marie-Laure Basilien Gainche, professeure de droit public analyse en quoi le règlement « Retour » voté aujourd’hui par le Parlement européen bafoue des droits fondamentaux. Pour elle, ces derniers sont perçus « comme des contraintes » par l’Union européenne dans la mise en œuvre de ses politiques d’éloignement.
Par Pauline Migevant
« Le 21 mars, à Nanterre, nous marcherons pour Nahel et contre les violences policières »
La Midinale 20 mars 2026

« Le 21 mars, à Nanterre, nous marcherons pour Nahel et contre les violences policières »

Samedi 21 mars, à 14 h 30, une marche pour Nahel et contre les violences policières se lancera depuis les abords du lycée Joliot-Curie à Nanterre. Après la requalification du meurtre en violences (mais avec le pourvoi en cassation du parquet), Mornia Labssi, militante antiraciste et co-organisatrice de la marche, est l’invitée de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien