Le IIIe Reich au quotidien

Avec Vivre dans l’Allemagne en guerre, Jérôme Prieur rend à ce passé toute l’épaisseur de sa tragique complexité.

Comment la population allemande a-t-elle vécu la Seconde Guerre mondiale ? Grâce à Jérôme Prieur, on commence à voir – et pas seulement à savoir, pour reprendre une distinction chère à Jean-Luc Godard – ce qu’il en a été. Après Les Jeux d’Hitler, Berlin 1936 (2016) et Ma Vie dans l’Allemagne d’Hitler (2018), le réalisateur poursuit dans cette voie avec Vivre dans l’Allemagne en guerre.

On pénètre ici dans l’intimité de la pensée de citoyen·nes, c’est-à-dire de leur correspondance avec leur amoureux parti au front ou de leur carnet de bord. Le seul homme dont le témoignage a été retenu par Jérôme Prieur, qui s’est appuyé sur le livre de Nicholas Stargardt, La Guerre allemande, est luthérien et a une épouse juive qui, avec sa fille, est de plus en plus menacée. Les témoins femmes, elles, appartiennent à la petite-bourgeoisie ou à la bourgeoisie intellectuelle (dont deux journalistes et une photographe). Elles sont loin de percevoir les événements de la même façon.

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