Le socialisme dans tous ses sens

Joseph Andras publie deux récits, l’un sur le jeune Hô Chi Minh à Paris, l’autre sur ce que les humains font subir aux animaux.

Joseph Andras écrit, dès la première page d’Au loin le ciel du Sud, utilisant la deuxième personne du singulier pour s’adresser à lui-même : « Tu n’as jamais chéri que les derniers, les perdants, les foireux, les malfichus, les ignorés et ceux-là, mis bas sous sale étoile, qui pas une broque ne valent. » Dans ses livres précédents, Joseph Andras s’est en effet intéressé à des personnages qui n’avaient pas attiré la lumière : Fernand Iveton, militant du Parti communiste algérien, condamné à mort pendant la guerre d’Algérie sans avoir versé le sang (De nos frères blessés, Actes Sud, 2016), Alphonse Dianou, militant du Front de libération nationale kanak et socialiste, tué avec dix-huit autres Kanaks dans la grotte d’Ouvéa en 1988 (Kanaky, Actes Sud, 2018).

En consacrant l’un des deux récits qu’il fait paraître ces jours-ci à Hô Chi Minh, figure mondiale de l’anti-impérialisme, Joseph Andras aurait-il changé d’avis ? Pas vraiment, car ce n’est pas au président de la République démocratique du Viêt Nam (entre 1945 et 1969) qu’Au loin le ciel du Sud est consacré. Mais à Nguyên Tât Thanh, alias Nguyên Ai Quôc, c’est-à-dire au futur Hô Chi Minh quand il n’était encore qu’un jeune homme – il a 28 ans en 1918 – réfugié en France, y découvrant les luttes entre socialistes et communistes et, déjà activiste, cherchant à faire entendre la cause anticolonialiste.

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