Cha Gonzalez : « La fête invite à l’abandon des corps »

Depuis 2015, la photographe Cha Gonzalez capture les instants de détente, de libération ou d’extase dans les milieux festifs. Un espace politique où se brisent les normes habituelles.

Hugo Boursier  • 21 juillet 2021 abonné·es
Cha Gonzalez : « La fête invite à l’abandon des corps »
La fête est aussi un espace de confiance où l’on se sent libre de se dévêtir.
© Cha Gonzalez

Sur sa page Instagram, on voit des reportages sur des soignants en blouse bleue, des CRS à une manifestation et quelques images de belles falaises. Mais il y a aussi toute une ribambelle de personnes caressées par des lumières chaudes, les yeux mi-clos, le bras posé sur une enceinte ou un torse nu, avec ce sourire joyeux et apaisé des petits matins de fête intense. Née en 1985, Cha Gonzalez photographie, dans sa série « Abandon », ce temps suspendu au rythme des basses, quand les corps s’échappent sans direction. Fêtarde, elle avait pris l’habitude, dès sa jeunesse à Beyrouth, au Liban, de sortir avec un appareil photo. Elle capturait la nuit des jeunes de ce

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Musique
Publié dans le dossier
Nos corps en bataille
Temps de lecture : 8 minutes