Dossier : Les solutions contre la folie des prix de l'immobilier

Le prix du logement, une urgence sociale

Trouver un toit est de plus en plus difficile pour tous les Français, et pourtant ce sujet reste politiquement secondaire. Alors les citoyens s’en emparent et proposent des pistes.

Cela faisait plusieurs années que le remuant réseau militant basque voulait se rapprocher des quartiers populaires et de celles et ceux qui « n’ont plus personne pour s’occuper de leurs problèmes », résume Txetx Etcheverry, syndicaliste et militant écologiste (1). En octobre 2020, une poignée de militants se lancent donc dans une vaste consultation, dans la rue ou auprès de personnalités locales, pour recenser les motifs de mécontentement. Le constat est implacable : « Dans trois quarts des cas, c’est l’accès au logement qui revenait comme la première préoccupation des habitants, assure Peio, militant installé dans le petit local de l’association Alda, au cœur du quartier dit de la “petite ZUP”, sur les hauteurs de Bayonne. Il faut dire que depuis deux ou trois ans, la hausse des prix s’accélère, nous ne pouvons plus suivre. »

Le Pays basque est rongé par la malédiction des « territoires attractifs » : une forte pression des nouveaux arrivants sur les prix de l’immobilier, accentuée par la multiplication des meublés touristiques et des résidences secondaires, qui repousse les locaux loin du cœur des villes et des zones littorales. « En regardant le revenu des gens et ce que coûte le logement, nous constatons que 10 % de la population n’a pas les moyens de se payer quoi que ce soit, ni à l’achat ni à la location privée comme sociale », déplore Peio.

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