Nos combats sont indéfectibles

La défense des droits des personnes migrantes et sans papiers fait partie des combats que notre journal mène depuis son origine.

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C’est avec stupéfaction que l’équipe de Politis a pris connaissance d’une enquête de StreetPress, publiée le 19 juillet, accusant notre rédacteur en chef Gilles Wullus d’avoir a minima couvert et protégé son mari, qui se serait rendu coupable d’avoir « arnaqué des dizaines de sans-papiers ». C’est peu dire que nous avons été secoué·es et choqué·es. Les faits relatés dans cet article sont d’une extrême gravité. Ils sont en totale contradiction avec les valeurs que notre journal défend depuis plus de trente ans. Gilles Wullus est d’ores et déjà en retrait de ses fonctions et responsabilités au sein du journal.

Totalement étranger à cette affaire, notre journal a immédiatement communiqué sur le fait que « Politis ne saurait en aucun cas accepter ou cautionner le fait que son nom ait été ou soit utilisé à des fins frauduleuses, par quelque personne ou organisation que ce soit » et que « si une utilisation d’une telle nature était avérée, notre journal prendrait toutes les mesures visant à protéger ses intérêts ».

Quant au fond des accusations et des faits reprochés, nous ne pouvons nous taire, même si c’est à la justice d’enquêter et de dire. La défense des droits des personnes migrantes et sans papiers fait partie des combats que notre journal mène depuis son origine. Nous connaissons trop la précarité de leur situation, que nous avons souvent documentée dans nos colonnes depuis plus de trente ans, pour ne pas nous sentir solidaires de ces victimes face à la dureté des gouvernements et des profiteurs de tout acabit. Nous l’avons maintes fois exprimé, par des reportages auprès des travailleur·ses en lutte pour leur régularisation, au contact de multiples associations d’aide aux migrant·es qui œuvrent à Paris, à Calais ou ailleurs, pour que la dignité de ces personnes soit reconnue. Nous avons accompagné des élu·es et des militant·es à la frontière italienne, à Menton ou au col de Montgenèvre, et constaté avec eux des dénis de droit. Nous avons donné la parole à des réfugié·es qui nous ont raconté leur périlleux parcours. Nous avons pris des positions publiques pour l’accueil des personnes migrantes et contre le délit de solidarité visant des bénévoles. En une de notre premier numéro, le 21 janvier 1988, nous affirmions que « La France manque d’immigrés ». Nous continuerons sans relâche notre travail d’information pour que les droits de toutes et tous puissent être respectés, et leurs cris de détresse entendus. Une mission essentielle et nécessaire, un combat pour la dignité, que portera toujours notre journal.

Paris, le 20 juillet 2021


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