L’Écosse sur la voie verte et indépendantiste

La Première ministre écossaise s'allie avec le parti Vert et vise un nouveau référendum.

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La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, n’a pas perdu de temps cet été : elle vient de conclure un accord de cogestion gouvernementale avec le petit parti Vert, confortant son pouvoir à la tête de la nation. Elle a été reconduite à son poste en mai, mais il manquait une voix à son Parti national écossais (SNP), indépendantiste et de centre-gauche, pour lui assurer une majorité absolue de 65 voix au Parlement écossais. Une opportunité plutôt qu’un court échec, qui, en évitant au SNP d’être fustigé comme hégémonique, a donné à Nicola Sturgeon l’occasion d’exploiter cette nécessité d’alliance pour élargir sa surface politique. Les sept voix des député·es Verts, parti qui entre aussi au gouvernement écossais pour la première fois, renforcent la ligne écologiste de la Première ministre, alors que Glasgow accueille en novembre l’importante conférence climatique internationale COP 26. Fruits de la négociation : 10 % du budget transport de l’État seront consacrés au vélo et à la marche, les nouveaux projets routiers sont fortement réduits, un fonds aidera à la reconversion des travailleurs des hydrocarbures de la mer du Nord ainsi qu’à accélérer le développement de l’éolien.

Cette alliance permet à Nicola Sturgeon d’accentuer le contraste avec un Boris Johnson peu écolo, mais aussi d’affirmer de plus en plus incontournable, face au refus de principe du premier ministre du Royaume-Uni, la réalisation de sa promesse électorale phare : l’organisation d’un nouveau référendum d’autodétermination, « quand la crise du covid sera passée » et de préférence avant fin 2023. La consultation de 2014 avait donné près de 45 % des voix à la proposition indépendantiste du SNP. Alors que l’adhésion de l’opinion est devenue régulièrement majoritaire dans les sondages, depuis des mois, les Verts pourraient bien être l’atout maître de la première ministre : le parti écologiste est également indépendantiste, et populaire chez les jeunes, qui pourraient retrouver de l’appétit pour les urnes avec cet accord sans précédent.


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