« Serre-moi fort », de Mathieu Amalric : Sans aucune frontière

Dans Serre-moi fort, Mathieu Amalric filme une femme quittant enfants et mari tout en laissant des doutes sur la nature même de sa fugue.

Le résumé de l’intrigue de Serre-moi fort, le nouveau film de Mathieu Amalric, fourni pour le dossier de presse est parfait : « Ça semble être l’histoire d’une jeune femme qui s’en va. » Impossible de faire plus succinct. « Ça semble » en effet être cela. On va suivre Clarisse (Vicky Krieps) dans sa fugue tandis qu’on assiste aussi à la réaction de son mari (Arieh Worthalter) et de ses deux enfants, sa fille aînée et son jeune fils, qui, eux, restent. Et…

On aurait tort d’en dire davantage ! Les critiques sont souvent accusés de « divulgâcher » (comme on dit à Québec au lieu de « spoiler ») une trop grande partie de l’intrigue, voire d’en dévoiler la fin. Pour plusieurs raisons, on devrait lire leurs articles après la vision du film concerné – ne serait-ce que parce qu’à ce moment-là le spectateur et le critique sont à égalité, et l’article sort par définition du champ de la promotion. Ce n’est pourtant pas ce qui se fait le plus couramment. Comment, dès lors, parler de Serre-moi fort, dont la puissance émotionnelle, bouleversante, vient de ce que l’on devine peu à peu, et découvre finalement ?

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