« Leur Algérie », de Lina Soualem : Pays perdu

Dans Leur Algérie, Lina Soualem filme ses grands-parents, dont la vie s’est ancrée dans un arrachement à leur famille et un déracinement.

Il marche dans la rue avec sa silhouette frêle et d’un pas ralenti. Enveloppé dans son manteau, il a sur la tête une épaisse casquette. Il passe ses journées dans le hall marchand d’une grande surface. C’est un vieil Arabe, habitant Thiers (Puy-de-Dôme). Une de ces personnes dont on se demande, quand nos regards s’arrêtent sur elles, quel a bien pu être leur itinéraire. Sa femme, plus alerte, est légèrement plus jeune que lui, c’est-à-dire qu’elle est à l’orée de ses 80 ans. Ils viennent de se séparer après soixante-deux ans de mariage. Ou, plus exactement, ils vivent désormais dans des appartements différents, situés dans deux immeubles qui se font face.

Ils se nomment Mabrouk et Aïcha Soualem, et sont filmés par leur petite-fille, Lina, dont c’est ici le premier long métrage. La réalisatrice ouvre son film sur cette situation insolite mais n’en fait pas son sujet majeur. Leur Algérie est bien plus intéressant.

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