Danemark : La « gestion » de l’immigration externalisée

L’oeil de Politis sur l’actualité de la semaine en bref.

Politis  • 5 janvier 2022
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Obliger les réfugiés arrivés sur son sol à aller demander l’asile dans un pays tiers, le Rwanda en l’occurrence, ou « louer » des cellules de prison à un autre État, le Kosovo cette fois, pour détenir les clandestins avant leur éventuelle expulsion vers leur pays d’origine… Le Danemark, où les sociaux-démocrates sont au pouvoir, est l’un des pays les plus riches du monde. Et son gouvernement ne manque pas d’idées en matière -d’immigration. Au pouvoir depuis 2019, la Première ministre, Mette Frederiksen, a certes été élue sur un programme promettant moins de coupes budgétaires et davantage d’investissements dans la santé, la protection sociale et l’éducation. Mais pas seulement. L’influence du Parti populaire danois (extrême droite), même en perte de dix points aux dernières élections, marque la politique du pays en matière d’immigration. Ainsi, les migrants ayant atteint le Danemark doivent prendre l’avion pour Kigali pour y déposer, depuis un « centre de réfugiés », leur dossier de demande d’asile. Quant aux clandestins, Copenhague a prévu de les envoyer au Kosovo, avec lequel il a signé un accord pour la location de 300 cellules de prison (pour l’équivalent de nos rétentions administratives) au prix de 210 millions d’euros et pour une durée de dix ans.

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