La détresse des doctorants

Dans un livre retentissant, de jeunes thésards se livrent sur les agressions physiques et symboliques qu’ils subissent à l’université.

Pauline Gensel  • 12 janvier 2022 abonné·es
La détresse des doctorants
© ALAIN JOCARD / AFP

S i tu ne souffres pas, c’est que ce n’est pas une bonne thèse. » Cette phrase, prononcée par un directeur de thèse lorsqu’elle préparait son doctorat en neurobiologie, résonne encore dans l’esprit d’Adèle B. Combes. Elle résume à elle seule l’ensemble des dysfonctionnements du système universitaire vis-à-vis des doctorants.

Si ces années de recherche peuvent constituer une formidable expérience, source d’enrichissement intellectuel dans un environnement bienveillant valorisant le travail d’équipe, elles peuvent également être synonymes de souffrance psychologique, de précarité, de violences et d’injustices sociales. D’après une enquête internationale menée par la revue Nature en 2019, 36 % des doctorants ont cherché à se faire aider pour des problèmes

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