« Plumes », d’Omar El Zohairy : Une femme ne disparaît pas

Avec Plumes, l’Égyptien Omar El Zohairy signe un premier long-métrage stupéfiant d’originalité sur une famille misérable, dont la vie bascule sur un coup du sort. Un film entre absurde et tragique.

Christophe Kantcheff  • 22 mars 2022 abonné·es
« Plumes », d’Omar El Zohairy : Une femme ne disparaît pas
Omar El Zohairy filme cet intérieur poussiéreux comme Vermeer peignait ses toiles, prenant garde aux effluves de lumière et aux intensités de couleurs.
© Dulac Distribution

Comment rendre compte d’une réalité sordide sans assommer son spectateur sous le poids d’un irréductible misérabilisme ? Certains répondront qu’une telle question n’a pas de sens, qu’il faut au contraire faire ressentir le spectacle (le cinéma, quoi qu’il en soit, en est un) du dénuement jusqu’au bout des ongles de celui ou celle qui regarde.

Question d’éthique : ou ne laisser aucune marge au spectateur en le maintenant, quasi pieds et poings liés, dans un état d’hébétude, ou lui permettre de trouver sa place vis-à-vis de l’œuvre. Ce qui ne signifie

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Cinéma
Temps de lecture : 5 minutes