« Le Monde après nous », de Louda Ben Salah-Cazanas : L’économie du couple

Dans Le Monde après nous, Louda Ben Salah-Cazanas raconte avec tact une histoire d’amour au temps de la précarité.

L e Monde après nous conte une histoire d’amour. La belle affaire, direz-vous, tant le cinéma semble avoir été inventé pour ne raconter que cela ! Sans doute. Même s’il n’est pas anodin que les premiers films des frères Lumière montrent l’entrée en gare d’un train ou une sortie d’usine. Deux êtres ne se rencontrent jamais in abstracto, et s’ils tombent amoureux, c’est dans un monde matériel, en mouvement, traversé par des antagonismes sociaux.

À propos du film de Louda Ben Salah-Cazanas, les frères Lumière peuvent être invoqués pour une autre raison : non qu’il réinventerait le cinéma, mais on y décèle cette même « innocence » des pionniers, indispensable pour faire une œuvre juste, honnête, dénuée de calcul et de cynisme, qu’il s’agisse d’un premier long-métrage – c’est le cas ici – ou pas.

Le Monde après nous met donc en scène Labidi (Aurélien Gabrielli), en proie à un coup de foudre à la vue d’Elisa (Louise Chevillotte). Labidi n’a rien d’un tombeur, n’est pas sûr de lui et aborde comme il peut la jeune femme – la scène est pleine d’humour, il y en aura d’autres ainsi.

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