Mobilisations étudiantes : « Une situation inédite »

La première semaine de l’entre-deux tours a vu naître des assemblées générales et des tentatives de blocage et d’occupation dans les établissements d’enseignement supérieur. Elles sont notamment portées par le rejet d’une élection « volée » à la jeunesse.

Jean-Philippe Legois est archiviste, président du Conservatoire des mémoires étudiantes et membre du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants.

Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle fut un choc pour la jeunesse, malgré l’annonce depuis des semaines d’un duel Macron-Le Pen quasi certain. Ce choc peut-il être à l’origine d’un mouvement social étudiant ?

Jean-Philippe Legois : Les mouvements étudiants récents sont liés à des réformes, qu’elles soient universitaires ou plus générales comme la loi travail en 2016. Ce qu’on a pu voir ces derniers jours entre la Sorbonne, Paris-8-Saint-Denis, certains Instituts d’études politiques (IEP), l’École normale supérieure, ou les appels à blocage et assemblées générales pour le 19 avril, c’est une mobilisation relativement exceptionnelle, ou en tout cas sans précédent. On pourrait à la rigueur le rapprocher de mouvements qui ont eu lieu après l’élection de Nicolas Sarkozy, ou du choc Jean-Marie Le Pen en 2002. La situation est inédite : ce n’est pas que les étudiants ne s’intéressent pas aux élections en général. Ils ont mené des actions dès 1965 autour de la candidature de François Mitterrand par exemple. Mais une mobilisation de ce type, avec un soutien des différents syndicats étudiants, cela crée un cocktail un peu original qui rend impossible de prédire quoi que ce soit.

Il reste 67% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 5€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.