Elaine Brown : Vie d’une révolutionnaire

L’autobiographie d’Elaine Brown retrace le parcours d’une militante des Black Panthers. Tout en engagement, sacrifice et subissant la domination masculine.

Le Black Panther Party est l’une des composantes de ces mouvements africains-américains qui, ces vingt dernières années, ont été investis par les cultures marchandes, et en particulier Hollywood. En 2018, BlacKkKlansman, de Spike Lee, introduisait, au milieu de l’enquête policière qu’il suivait, quelques scènes de réunions incluant le mouvement. Plus tôt, en 2013, Lee Daniels évoquait déjà l’organisation dans Le Majordome et, plus récemment, Judas and the Black Messiah, de Shaka King, s’intéressait au meurtre, le 4 décembre 1969, de l’activiste de Chicago Fred Hampton, rendu possible via une infiltration du FBI. Avec ces trois films, les Black Panthers ont confirmé la mutation de leur perception. Il s’agit désormais de la catégoriser en une image d’Épinal du militantisme Black Power, facilement récupérable, sur fond de coupes afro, de vestes en cuir et de discours révolutionnaires peu explorés (bien qu’à ce titre Judas and the Black Messiah s’en tire bien mieux que ses prédécesseurs).

Pourtant, au-delà des clichés, le Black Panther Party s’affiche comme l’un des mouvements les plus complexes du militantisme africain-américain.

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