Climat : la finance durable ne paye guère

Alors que banques et assureurs français prétendent mettre en place des politiques plus ou moins ambitieuses, les engagements peinent à se traduire en actions concrètes.

Pauline Gensel  • 15 juin 2022 abonné·es
Climat : la finance durable ne paye guère
Mark Carney, ex-gouverneur de la Banque d’Angleterre, et alors conseiller de Boris Johnson, lors de la COP 26, en 2020.
© Tolga Akmen / POOL / AFP

Septembre 2015. Devant un parterre d’investisseurs, Mark Carney, alors gouverneur de la Banque d’Angleterre, prononce un discours fondateur dans le monde de la finance. Pour la première fois, un banquier central alerte sur les risques posés par le changement climatique. Des risques physiques d’abord, déjà connus des investisseurs : les catastrophes naturelles détruisent des actifs et ralentissent l’activité économique. Des risques liés à la transition vers une économie bas carbone ensuite, les futures réglementations pouvant faire chuter la valeur des actifs liés aux énergies fossiles. Des risques juridiques enfin, si la responsabilité des investisseurs venait à être mise en cause par des victimes du réchauffement climatique.

Mark Carney entend

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Économie
Temps de lecture : 8 minutes