Défaite ou victorieuse, la gauche émerge
Première force d’opposition à l’Assemblée nationale, la Nupes a mené bataille dans 390 circonscriptions au second tour des législatives. Portrait d’un scrutin à travers cinq circonscriptions symboliques.
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Ce sera 142 sièges et l’assurance de constituer la principale force d’opposition face à la coalition présidentielle. Alors non, Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre. Mais la Nupes a réussi à tirer son épingle du jeu et le pari d’une union s’est révélé payant, avec une Assemblée nationale qui compte aujourd’hui 155 élus de gauche, contre 77 en 2017. Une percée électorale qui cache des dynamiques diverses, des symboles multiples.
Symbole d’une nouvelle génération, inquiète pour son avenir et pour la planète dans laquelle elle devra vivre. À l’image de Salomé Robin qui, à 19 ans, affrontait Olivier Véran dans la 1re circonscription de l’Isère. Dans un territoire où le président de la République avait remporté près de 80 % des voix au second tour de la dernière élection présidentielle. L’étudiante en sciences sociales était parvenue à talonner de moins de quatre points le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, candidat à sa réélection.
Même perdantes, de jeunes figures de la Nupes auront su se faire entendre.
« Doit-on continuer notre petite vie à étudier tranquillement, alors que les rapports du Giec nous donnent trois ans pour agir ? » questionnait la candidate lors de son premier discours électoral, le 13 mai. Celle qui se réclame de la « génération Greta Thunberg » tablait sur un électorat jeune, assenant vouloir mettre fin à la
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