Extrême droite : Les identitaires en roue libre

Deux graves agressions, dont une au couteau et une autre au domicile d'une responsable associative, attestent de la violence de ces militants.

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Deux agressions violentes, l’une à Arras et l’autre à Lyon, ont eu lieu, toutes deux signalées par le groupe antifasciste Jeune Garde sur les réseaux sociaux. La première a eu lieu jeudi 9 juin, le soir, sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon. Adrien Ragot, dit « Lasalle », cadre du groupuscule dissous Génération identitaire (GI) et boxeur à l’Agogé, la salle de boxe identitaire du Vieux-Lyon, croise la route d’un groupe de jeunes. Ceux-ci le reconnaissent, et l’interpellent : « Pas de fachos ici, cassez-vous. » Il faut dire qu’Adrien Ragot est connu à Lyon, aussi bien des jeunes que des services de police : il a participé à de nombreuses actions menées par GI, comme l’attaque d’une manifestation pour les droits des lesbiennes, ou les violences contre des supporters rue Mercière, à Lyon, lors d’un match de football l’été dernier. 

Face aux invectives, Ragot sort un couteau, et tente de poignarder à plusieurs reprises les jeunes. Il en touche deux, l’un au bras, le second à la gorge. La plaie est impressionnante, et une victime porte plainte. Ragot passe la nuit en garde à vue. Il a été condamné lundi à dix-huit mois de prison dont six avec sursis. Cependant, malgré son CV chargé, il ne sera pas incarcéré.

La deuxième agression a été commise à Arras, dans le Nord. Dans la nuit de vendredi à samedi, Rémi Lesczczynski, également connu sous le nom de Deflandre, s’introduit chez Fanny Lescureux, responsable d’une association qui consacre un musée à Robespierre. Pour le royaliste et suprémaciste Lesczczynski, c’est inadmissible. Il l’agresse, la frappe, la menace de revenir accompagné et de « brûler son chien ». Le militant n’en est pas à son coup d’essai : membre de l’Action française Arras et du collectif suprémaciste Theuz, il a menacé plusieurs personnes de la région, et dégradé le local du PCF d’Arras. Tout en étant membre du service d’ordre de Reconquête, s’affichant avec Stanislas Rigault (président de Génération Z), et fréquentant Jean-Marie Le Pen.


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