« Hound Dog » : Elvis, Dieu et un chien

Hound Dog est une bande dessinée grinçante et drôle, entre philosophie de comptoir et héritage populaire américain.

Discussion marketing autour d’un whisky haut de gamme. Silhouettes d’un Elvis en blanc qui danse, danse, danse, se fige – plan moyen –, nous regarde – gros plan – et aboie. Voilà le prélude à Hound Dog, deuxième bande dessinée de Nicolas Pegon. Puis César se réveille. Plans fixes sur la bière bon marché, les chips renversées, les médocs. Et le chien, un peu gras, un peu gros. Ce chien que César n’a jamais vu, qui va faire l’objet de sa quête. Et le coloc, embarqué en pleine réalité virtuelle. Et le voisin, accro aux théories. « De la philosophie de comptoir, dit Nicolas Pegon, dont on ne sait jamais vraiment si c’est brillant ou complètement idiot », en sous-texte permanent.

Dans Hound Dog, on dirait que tout est familier, si ce tout comprend les moustaches de Dennis Hopper, la dégaine d’un Brautigan devenu blond, d’un Jim Harrison aux cheveux longs. Tous vieux, harassés. Nicolas Pegon dit de ses personnages qu’ils sont des « anti-héros, pathétiques mais beaux quand même ».

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