Calais : la frontière si loin, si proche

Depuis près de trente ans, la zone se transforme en une véritable forteresse contre les réfugié·es.

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Calais, dans les Hauts-de-France, se transforme depuis près de trente ans. Barrières, barbelés, caméras : la ville est devenue une véritable forteresse, symbole français de la lutte européenne contre l’immigration. Selon les mois et les saisons, entre 800 et 1 500 personnes survivent quotidiennement dans des petits campements insalubres, dans l’espoir de rejoindre les côtes britanniques en camion ou par la mer. L’an passé, les traversées de la Manche sur des bateaux de fortune ont explosé : plus de 30 000 personnes ont été secourues au large du Royaume-Uni et, le 24 novembre 2021, vingt-sept personnes sont mortes dans le naufrage de leur embarcation. La France, de son côté, tente de dissuader les personnes de rester dans le département en mobilisant des centaines de policiers et de gendarmes. Une politique de lutte contre les « points de fixation » encouragée depuis 2017 par le gouvernement et qui se traduit par des expulsions quotidiennes des lieux de vie, « une politique de harcèlement » pour les nombreuses associations qui œuvrent à cette frontière.


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