« Harka » de Lotfy Nathan : un pays brûlant

Le film met en scène, plus de dix ans après le Printemps arabe, un jeune Tunisien en quête de survie.

Christophe Kantcheff  • 1 novembre 2022 abonné·es
« Harka » de Lotfy Nathan : un pays brûlant
© La Tunisie, plus de dix ans après la révolution du Jasmin. (Photo : Dulac Distribution.)

La Tunisie, plus de dix ans après la révolution du Jasmin. Harka donne des nouvelles de la situation de ce pays à travers Ali (Adam Bessa, excellent), un jeune homme qui, pour gagner son pain quotidien, vend de l’essence en contrebande dans la rue. En échange de quelques billets, le policier, chaque fois qu’il le voit, passe son chemin. « Harka » signifie à la fois « brûler » et, en argot, « un migrant qui traverse illégalement la Méditerranée ».

Ali a eu pour projet de s’exiler. Mais il est resté. Avec la mort de son père, il n’est plus question de partir. Lui, le solitaire, se retrouve responsable de ses deux sœurs cadettes habitant dans la maison familiale, qui sont sous la menace d’être expulsées.

Son frère aîné

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Cinéma
Temps de lecture : 3 minutes